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    Qu'est-ce que le genre narratif ?

    Qu'est-ce que le genre narratif ?

    Le genre narratif est le plus répandu parmi les types de documents littéraires que l’on trouve dans nos librairies et nos bibliothèques. Cela vient du fait qu’il regroupe les romans, les nouvelles, les contes et bien d’autres supports encore. C’est d’ailleurs un genre qui existe depuis le Moyen-âge et a tendance à être réduit au roman. Pourtant, sa diversité en fait une source constante de création.

    Définition du genre narratif

    Pour définir le genre narratif, il faut d’abord expliquer ce qu’est la narration. En effet, c’est par l’acte de narrer, de raconter, que passe celui de la narration. Il faut bien rappeler que le type de document, que ce soit un roman, une nouvelle, un conte, etc. n’est qu’un sous-genre du genre narratif. C’est une grande famille dans laquelle des petits groupes se forment. La narration donne une perspective et implique automatiquement un narrateur. La narration est une relation détaillée, écrite comme orale, d’un événement. Elle désigne à la fois le récit (ce qui est raconté) et la façon dont l’histoire est racontée. Pour qu’il y ait narration, il est nécessaire qu’un narrateur raconte un événement spécifique ou une suite d’actions constituant une intrigue.

    Pour comprendre ce qui fait partie de la narration, on peut essayer de transposer le schéma narratif à un ouvrage. Ainsi, le lecteur se retrouve face à une situation initiale (contextualisation de la narration) puis il se retrouve en présence d’un élément déclencheur. Il arrive que la contextualisation arrive après l’élément déclencheur. En effet, certains ouvrages du genre narratif ou d’un autre type (genre théâtral, poétique, etc.) peuvent commencer directement par une action, ont dit alors que l’œuvre commence in medias res. Une fois l’histoire implantée, les actions commencent à se suivre puis donnent un élément de résolution. Cet élément permet de mettre un terme aux actions et d’enclencher la situation finale, qu’elle résolve le « problème » ou en tout cas l’enjeu du texte littéraire ou non.

    Pour mieux s’y retrouver, voici les sous-genres du genre narratif :

    • le roman ;
    • la nouvelle ;
    • le conte ;
    • les récits biographiques.

    Quelques éléments pour repérer le genre narratif

    Pour repérer si un texte fait partie du genre narratif ou non, il existe quelques éléments de compréhension. Par exemple, dans un genre narratif, le ou les narrateurs peuvent avoir des points de vue narratifs différents. Ces points de vue sont internes (un « je » raconte l’histoire et ne sait rien de plus que ce qu’il raconte), externe (une personne extérieure à l’histoire parle, elle ne sait rien des personnages hors de ce qui est vu) ou omniscient (le narrateur sait tout ce qui va suivre et ce que pensent les personnages).

    Le genre narratif peut supporter des morceaux d’autres genres comme de la poésie, des dialogues ou des argumentaires, mais ils ne dominent pas l’ensemble du texte en question. Pour constituer le genre narratif, l’idée de raconter une histoire doit rester prédominante. D’autres éléments permettent de repérer ce genre, notamment l’utilisation de divers temps (présent, imparfait, passé, futur) pour décrire les différents temps de l’histoire. Le genre narratif s’écrit également en prose et non pas en vers par exemple.

    Comment retenir les différents points de vue ?

    • Le point de vue interne concerne un personnage à l'intérieur du roman qui transmet sa vision de l'histoire et ne sait rien de plus que ce à quoi il a accès. Son expertise peut être biaisée car il n'a pas toutes les clés en main.
    • Le point de vue externe intervient lorsque le narrateur est extérieur à l'histoire. Il n'interfère pas sur ce qui se déroule et reste objectif dans le déroulé des événements.
    • Le point de vue omniscient est de vigueur lorsque le narrateur s'approprie totalement ses personnages et communique avec le lecteur de leurs pensées, leurs sentiments et tout ce que seul le personnage peut savoir.

    Des procédés typiques du genre narratif

    Certains procédés sont typiques du genre narratif. Une grande majorité d'entre eux se trouvent dans la liste des figures de style littéraire, mais elles sont particulièrement adaptées au genre du récit/genre narratif, peu importe quel sous-genre il intègre. On retrouve, par exemple, l'ellipse narrative. Elle est particulièrement utilisée dans les nouvelles puisqu'il faut réaliser une économie de temps et de mots pour aller à l'essentiel. L'auteur va laisser de côté les événements annexes et ne parle que des éléments les plus marquants.

    Dans le même ordre d'idée, le retour en arrière, autrement dit l'analepse, est très utilisé. Ce procédé est particulièrement utilisé par les romanciers. Il permet de créer du suspens dans les récits policiers ou bien apporte un éclairage nouveau sur le comportement d'un personnage qui semblait incompréhensible.

    Le dernier procédé est le contraire du précédent et complète les deux précédents et se termine aussi en -pse. Il s'agit de l'anticipation, autrement appelée prolepse. Facile à retenir non ? On éclipse avec ellipse, l'ancien c'est l'analepse et ce qui se déroule prochainement concerne la prolepse. L'anticipation permet donc de raconter ce qui va se passer dans le futur pour attiser la curiosité du lecteur. Elle peut aussi créer un certain suspens si la suite logique des événements semble déconstruite. Ces trois procédés sont typiques de la narration puisqu'ils agissent directement sur le récit, ce sont des donc également de bons indicateurs pour savoir si le lecteur se trouve face à un genre narratif. Attention toutefois à toujours regarder si le texte est en prose, en vers ou s'il s'agit d'un dialogue permanent avant de se prononcer.


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