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    21 avril 2020

    The great Gatsby de F. Scott Fitzgerald

    The great Gatsby de F. Scott Fitzgerald

    The great Gatsby, ou Gatsby le Magnifique en français, est le troisième roman de F. Scott Fitzgerald, publié en 1925 aux USA, l'année suivante en France.

    Résumé

    A travers une narration à la première personne, nous suivons la vie de Nick Carraway. Nick est un jeune homme d'une trentaine d'années qui, à l'été 1922, s'installe près de New York pour faire carrière. Il s'établit à Long Island, lieu très huppé de l'agglomération new-yorkaise, dans une petite maison plus proche de la cabane dans les bois que du manoir de haute bourgeoisie présent en nombre sur les bordures de Long Island, comme celui de Daisy, sa cousine germaine. Daisy est mariée à Tom Buchanan, camarade de promotion de Nick à l'université de Yale. N'oublions pas Jordan Baker, joueuse de golf professionnelle et meilleure amie de Daisy, ni Myrtle Wilson, la maîtresse de Tom. Tout ce petit monde va se trouver bouleversé par la venue d'un voisin mystérieux qui donne des fêtes toutes plus gargantuesques les unes que les autres. Ce voisin, vous l'aurez deviné, c'est Gatsby. Qui est-il ? Que fait-il dans la vie ? Quel est son passé ? Pourquoi s'est-il installé à Long Island ? Et bien, il faudra lire le récit de Nick si vous voulez toutes ses réponses.

    Deux personnages

    Le personnage de Jay Gatsby est évidemment au coeur du roman. Tout le suspens tient autour de sa personne et des réponses que l'on souhaite obtenir sur lui et de lui. Un personnage m'est apparu lorsque je repensais à Gatsby : Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle. Le même procédé les entoure : on en parle longtemps avant de réellement les rencontrer enfin. La réputation de Shere Khan le précède, elle gagne en ampleur et en terreur. Celle de Gatsby fait croître le mystère, et quelque part l'inquiétude, qui plane autour de sa personne.

    Cependant, le personnage qui m'a le plus marqué est la lumière. Cet élément est pour moi le fil conducteur du roman : la lumière du Soleil d'été, celle du Soleil des souvenirs, les lumières artificielles des fêtes, la lumière verte du lac... Elle est présente à chaque passage clé, au point de devenir un personnage à part entière que l'on attend pour donner sens à chaque scène.

    "Roaring twenties" désenchantées

    La fin du roman semble sonner la fin de cette fabuleuse période qui paradoxalement n'en est qu'à ses débuts. Le monde qui se désenchante entraîne dans sa chute les personnages. Ils ont beau être jeunes, beaux et riches, ils sont englués dans leur vie. L'été, saison où se déroule l'action, représente bien cela : la chaleur accable les personnages, les empêche de bouger comme ils le souhaiteraient. La nuit apparaît alors comme un échappatoire, la température baisse, on peut recommencer à vivre. Mais la nuit, les lumières sont artificielles et éblouissent plus qu'elles n'éclairent.

    Cette chronique des "roaring twenties" se lit d'une traite. Elle retrace la vitesse avec laquelle la "génération perdue" des années 20 s'est elle-même consumée. En effet, ne placez pas trop d'espoir en ces personnages. On ressent en arrière-plan ce besoin de vivre intensément après la sortie de la guerre, et avant l'entrée de la nouvelle.

    Si vous avez un bon après-midi devant vous, vous finirez ce livre en quelques heures. Le mieux étant de mettre en fond un disque de jazz.

    Citations

    Dans la maison, le salon cramoisi était baigné de lumière. Tom et Miss Baker étaient installés chacun à une extrémité du grand canapé et elle lui  lisait le Saturday Eventing Post - ses paroles douches et monotones coulaient comme une musique apaisante. La lumière de la lampe, luisant sur ses bottes à lui et claire obscure sur sa blondeur cuivrée à elle, glissa le long du journal quand elle tourna une page dans un frémissement des muscles fins de son bras.
    La silhouette d'un chat en maraude hésita dans le claire de lune et quand je tournai la tête dans sa direction, je découvris que je n'étais pas seul ; à une quinzaine de mètres, une forme avait surgi de l'obscurité de la demeure de mon voisin et se tenait les mains dans les poches à contempler le ciel criblé d'étoiles. Quelques chose dans l'indolence de ses mouvements et l'assurance avec laquelle ses pieds étaient plantés dans la pelouse faisait dire que c'était là Mr Gatsby en personne, venu déterminer la part qui était la sienne dans les cieux de notre contrée.

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