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    30 juin 2020

    Le mythique Sherlock Holmes de Conan Doyle

    Le mythique Sherlock Holmes de Conan Doyle

    Sherlock Holmes est un personnage mythique de la littérature policière. Dès sa publication, il a eu un grand succès. Tous les anglais, et aujourd'hui le monde entier s’est attaché à ce détective très particulier, qui se base sur un système de déduction très précis et dont les connaissances semblent ne pas avoir de limites. Découvrons ensemble ce qui participe à cette affection plus que patriotique.

    Le contexte de création et d’écriture

    La création du personnage

    Sir Arthur Conan Doyle est médecin. Lorsqu'il ouvre son cabinet, on ne peut pas dire qu’il est débordé. Alors, pour passer le temps, il s’adonne à une passion : la littérature. Il écrit des romans, de la poésie, des nouvelles. Puis un jour, il crée Sherlock Holmes. Son ambition est de donner vie à un détective, détaché de la police officielle, qui ne se base plus sur les erreurs des criminels pour en découvrir l'identité.

    Il veut un personnage capable d'observer et de remarquer des détails qui n'ont pas été perçus pour en déduire des informations qui le mènent à trouver le coupable. C’est en traitant l'information et non plus seulement en la remarquant qu'il parvient à résoudre les enquêtes qui lui sont confiées. Les connaissances ont alors autant d’importance que la scène du crime pour pouvoir détenir des informations justes.

    Les sources d’inspiration pour la création de Sherlock Holmes

    Pour créer son personnage, il s'inspire d'un de ses anciens professeurs, le docteur Joseph Bell. Celui-ci avait ce sens de la déduction caractéristique de Holmes. Il pouvait remarquer et analyser ce que les autres apercevaient sans voir. Ces capacités d'observation impressionnaient les étudiants, et il impressionna aussi tous les anglais lorsqu'ils découvrirent Sherlock Holmes. A. Conan Doyle s'inspire également de son aspect physique : maigre mais élégant, pour concevoir Sherlock.

    Il est aussi possible de trouver des similitudes avec le détective d'Edgar Allan Poe : Auguste Dupin, qui avait, lui aussi, un très bon sens de la déduction. Cette seconde inspiration n'est pas impossible puisque Conan Doyle a lu Edgar Allan Poe.

    Sherlock Holmes : un personnage

    Sherlock Holmes a un très bon sens de l’observation et une base de connaissance très étendue, nous l’avons bien compris. Mais le connaissez-vous pour autant ? La lecture des nouvelles contenues dans Les aventures de Sherlock Holmes vous en apprendrait peut-être un peu plus. Holmes est également un homme à aimer la drogue et la solitude. Il est également mélomane à ses heures perdues.

    J'ai toujours pensé que sa minutie et sa pénétration représentaient une sorte de réaction de défense contre l'humeur qui le portait vers la poésie et la contemplation. L'équilibre de sa nature le faisait passer d'une langueur extrême à l'énergie la plus dévorante.
    ("La ligue des Rouquins,Watson)

    Si Sherlock Holmes aime tant la logique et résoudre des enquêtes, cela semble être le versant de son autre intérêt : la littérature, qui l'amène souvent à la mélancolie. Ainsi, Watson nous apprend dans Les aventures de Sherlock Holmes qu'il voit les deux facettes de son ami : toujours très enthousiaste et plein d’énergie lorsqu'une mission lui est confiée ; puis très sombre lorsqu'il s'adonne à la littérature et son caractère mélomane. Les deux aspects se complètent dans deux extrêmes qui doivent cohabiter afin de trouver un juste milieu.

    Le rapport entre créateur et créature

    Un rapport conflictuel

    Au fur et à mesure de l'écriture, Arthur Conan Doyle se sent lassé de son personnage ; il développe un rapport conflictuel avec lui. Il accuse Sherlock Holmes de le détourner de la littérature qu'il juge « importante », celle des romans historiques notamment.

    Il voulait se consacrer à ces autres œuvres mais le public anglais restait trop attaché à Sherlock Holmes. Le Strand Magazine qui publiait les nouvelles de Sherlock Holmes était le premier à réclamer plus d’aventures du détective, et si Conan Doyle refusait, l'offre se faisait toujours plus alléchante et l'écrivain ne tardait plus à donner satisfaction aux lecteurs.

    Sherlock Holmes est-il mort ?

    Mais voilà, la correspondance d'Arthur Conan Doyle ne laisse plus de doutes. Il écrit à ses amis la lassitude qu'il ressent et reste amer devant le temps que Sherlock Holmes lui prend. Il explique également à sa mère qu'il voudrait tuer Sherlock Holmes afin de pouvoir passer à autre chose. Sa mère, aussi attachée au détective que tous les anglais, lui dit qu'il fait ce qu’il veut, malgré sa déception non exprimée. Il décide finalement de lui porter le coup fatal et c’est toute l'Angleterre qui sera endeuillée.

    Sous la pression de du Strand Magazine et des anglais, il sera finalement contraint, bon gré mal gré, à ramener son personnage à la vie. Il le fera de manière très astucieuse et digne de notre célèbre détective puisqu'il reviendrait dans un roman, où il explique avoir simuler son décès pour échapper à ses ennemis.

    La construction du récit : un système d’élucidation bien huilé

    Le schéma narratif des nouvelles

    Le schéma narratif est toujours le même dans les nouvelles d’Arthur Conan Doyle : le lecteur sait à quoi s’attendre et ce n’est pas pour lui déplaire puisqu'il fini toujours par être surpris. La structure très simple permet de lire facilement les aventures et l’histoire peut souvent se résumer en une phrase ou deux. Mais cela suffit à créer l’émerveillement du lecteur. Nous retrouvons régulièrement des références à d’autres affaires dans les nouvelles. Par exemple, Irène Adler, « LA femme » comme Holmes l'appelle, est souvent évoquée puisqu'elle est la seule femme à être parvenue à déjouer ses plans.

    La mise en situation

    Souvent, avant qu’on ne nous raconte les aventures de S. Holmes, Watson parle des affaires traitées par son ami et le caractère fantastique de chacune d'entre elles avant de dire que celle-ci sera la plus étonnante. La première étape est alors la réception du client dans l’appartement de Baker Street, qui vient souvent à une heure très tardive, ou sous un très mauvais temps, ce qui « montre » le caractère urgent de la demande.

    Ensuite vient le moment des présentations et des premières déductions de Sherlock Holmes sur le client : cela crée toujours l'étonnement du demandeur à qui il dévoile alors sa manière de déduire les informations. Le client termine alors d'exposer la situation et Sherlock Holmes remarque le caractère intéressant et original de la situation avant d’assurer que l'affaire sera résolue rapidement.

    La résolution de l’affaire

    Généralement, la journée ou quelques jours maximum suffisent à résoudre les affaires. Sherlock Holmes demande l’aide à son ami Watson, toujours présent au début de l'enquête. Notre détective va sur le terrain, avec ou sans déguisement, cela dépend de la situation (simple enquête ou meurtre), il envoie quelques lettres ou donne des rendez-vous et révèle le nom du coupable en exposant les faits qui se sont déroulés sur le lieu de l’enquête. Sherlock Holmes dévoile alors à son ami ce qu’il a mystérieusement perçu et la façon dont il l’a compris. Puis Watson achève la nouvelle sur quelques remarques relatives à son ami.


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